Le Doubs et la Russie partagent une histoire commune que peu de Franc-Comtois soupconnent. Du mariage d’une princesse de Montbeliard avec un heritier du trone russe a l’installation d’une usine horlogere sovietique a Besancon, les liens entre ce departement et l’immense empire de l’Est se sont tisses sur pres de sept siecles.

Ces connexions ne relevent pas de la simple anecdote. Elles ont influence la vie intellectuelle russe, marque la memoire collective des villages du Doubs et laisse des traces materielles que l’on peut encore retrouver aujourd’hui. Le Souvenir Francais du Doubs s’attache a preserver cette memoire, y compris dans ses dimensions les plus meconnues.

Cet article retrace les sept grands episodes qui relient le Doubs a la Russie, du XVIIIe siecle a la fin de la guerre froide.

Sophie-Dorothee de Montbeliard, imperatrice de Russie

L’episode le plus spectaculaire des relations entre le Doubs et la Russie tient en une destinee personnelle hors du commun. Sophie-Dorothee de Wurtemberg, nee le 25 octobre 1759 a Stettin, fut elevee a la cour de Montbeliard, ville qui appartenait alors au duche de Wurtemberg et qui fait aujourd’hui partie du departement du Doubs.

Son pere, le duc Frederic-Eugene de Wurtemberg, administrait le comte de Montbeliard. C’est dans cette petite ville franc-comtoise que la jeune Sophie-Dorothee recut l’education soignee qui la preparait a un destin europeen.

Le mariage avec le tsarevitch Paul

En 1776, l’imperatrice Catherine II de Russie choisit Sophie-Dorothee comme epouse pour son fils, le tsarevitch Paul. La princesse de Montbeliard se convertit a l’orthodoxie et prit le nom de Maria Feodorovna. Le mariage fut celebre a Saint-Petersbourg avec un faste qui marqua les chroniqueurs de l’epoque.

“La princesse de Montbeliard apporte avec elle la grace de la province francaise et la solidite de l’education allemande. Elle sera une grande imperatrice.” — Correspondance de Catherine II, 1776

Maria Feodorovna donna dix enfants au tsarevitch Paul, parmi lesquels deux futurs empereurs : Alexandre Ier, qui regna de 1801 a 1825, et Nicolas Ier, au pouvoir de 1825 a 1855. Une princesse elevee dans les murs de Montbeliard devint ainsi la mere de deux souverains qui dominerent l’Europe pendant un demi-siecle.

Un heritage durable

Apres l’assassinat de Paul Ier en 1801, Maria Feodorovna se consacra aux oeuvres de bienfaisance. Elle fonda des hopitaux, des ecoles et des orphelinats qui porterent longtemps son nom en Russie. Elle mourut en 1828, sans jamais avoir renie ses origines montbeliardaises.

Ce lien dynastique direct entre Montbeliard et le trone imperial russe constitue un fait historique unique dans l’histoire du Doubs. Il explique pourquoi, au XIXe siecle, les voyageurs russes manifestaient un interet particulier pour cette petite ville de Franche-Comte.

Proudhon, le Bisontin qui fascina la Russie

Pierre-Joseph Proudhon, ne a Besancon le 15 janvier 1809, fut le penseur politique franc-comtois qui exerca la plus profonde influence sur la vie intellectuelle russe du XIXe siecle. Pere de l’anarchisme et auteur de la celebre formule « La propriete, c’est le vol », il devint l’auteur socialiste le plus traduit et le plus discute dans l’Empire russe.

L’influence directe sur Bakounine

La rencontre entre Proudhon et Michel Bakounine a Paris dans les annees 1840 constitue l’un des episodes les plus significatifs de l’histoire des idees europeennes. Les deux hommes passerent des nuits entieres a discuter de philosophie, d’economie et de revolution dans les cafes parisiens.

“Proudhon m’a plus appris en quelques nuits de conversation que tous les livres d’economie politique que j’avais lus en Russie.” — Michel Bakounine, Lettre a Herzen, 1847

Bakounine transporta les idees de Proudhon en Russie, ou elles nourrirent le mouvement narodnik (populiste) et l’anarchisme russe. Le mutualisme proudhonien, adapte aux conditions russes, devint l’une des sources majeures de la pensee revolutionnaire de la seconde moitie du XIXe siecle.

Tolstoi, Dostoievski et l’ombre de Proudhon

L’influence de Proudhon sur la litterature russe depassa largement le cadre politique. Leon Tolstoi intitula son chef-d’oeuvre Guerre et Paix en reference directe a l’ouvrage de Proudhon La Guerre et la Paix (1861). Ce titre, loin d’etre un hasard, temoigne de la lecture attentive que Tolstoi faisait du philosophe bisontin.

Fedor Dostoievski cita egalement Proudhon dans Les Freres Karamazov, ou les debats entre les personnages refletent les tensions philosophiques que le penseur franc-comtois avait formulees. La question de la propriete, de la justice et de l’autorite traversa la litterature russe du XIXe siecle en partie grace a l’impulsion venue de Besancon.

Illustration des liens intellectuels entre Besancon et la Russie au XIXe siecle

Victor Hugo, enfant de Besancon, idole de la Russie

Victor Hugo, ne a Besancon le 26 fevrier 1802, constitue l’autre grand lien intellectuel entre le Doubs et la Russie. Bien qu’il ait quitte la ville tres jeune, Hugo revendiqua toujours ses origines bisontines. Sa renommee en Russie atteignit des proportions remarquables des les annees 1820.

Les romanciers russes admirerent profondement l’oeuvre de Hugo. Tolstoi reconnut l’influence des Miserables sur sa conception du roman social. Dostoievski, qui lut Hugo des l’adolescence, voyait en lui un maitre de la description de la misere humaine et de la redemption.

“Hugo est le plus grand des ecrivains francais, peut-etre le plus grand de notre siecle. Il sait peindre la douleur des humbles mieux que quiconque.” — Fedor Dostoievski, Carnets, annees 1860

Les traductions russes des oeuvres de Hugo se multiplierent tout au long du XIXe siecle. Notre-Dame de Paris, Les Miserables et Les Travailleurs de la mer furent parmi les romans francais les plus diffuses dans l’Empire russe. Cette popularite ne faiblit pas apres la revolution de 1917 : les editions sovietiques de Hugo se vendirent a des millions d’exemplaires.

Ainsi, deux enfants de Besancon — Proudhon et Hugo — marquerent la pensee et la litterature russes d’une empreinte indelebile. Ce fait merite d’etre rappele dans une ville qui ne mesure pas toujours l’ampleur de son rayonnement intellectuel.

L’invasion russe de 1814 en Franche-Comte

Si les liens intellectuels et dynastiques entre le Doubs et la Russie relevaient de l’echange pacifique, l’annee 1814 marqua une confrontation brutale. Les armees du tsar Alexandre Ier, lancees a la poursuite de Napoleon, penetrerent en Franche-Comte au cours de l’hiver 1813-1814.

Les cosaques dans le Doubs

Les regiments de cosaques formerent l’avant-garde de l’armee russe. Cavaliers redoutes, ils traverserent la Franche-Comte en pratiquant des requisitions systematiques dans les villages. Les communes du Doubs conserverent longtemps le souvenir traumatisant de ces passages.

Les cosaques, habitues aux immenses espaces de la steppe, decouvrirent un paysage de vallees etroites et de villages serres. Leur mode de vie nomade et leurs methodes de fourrage provoquerent des heurts avec la population locale. Les registres communaux mentionnent des pillages, des requisitions de betail et des violences isolees.

“Les Cosaques sont arrives hier au soir. Ils ont pris tout le fourrage, le ble et les chevaux. La population est dans la terreur.” — Registre municipal d’une commune du Doubs, janvier 1814

Siege de Belfort et blocus de Besancon

L’armee russe, combinee aux forces autrichiennes et prussiennes, mit le siege devant Belfort et organisa le blocus de Besancon. La citadelle de Besancon, oeuvre de Vauban, resista, mais la ville souffrit des privations liees a l’encerclement.

Le siege de Belfort, qui dura de novembre 1813 a avril 1814, illustra la resistance acharnee des garnisons francaises. Les Allies, dont les Russes constituaient la composante la plus nombreuse, durent maintenir des forces considerables devant ces places fortes, ce qui ralentit leur progression vers Paris.

La memoire des « cosaques » resta gravee dans l’imaginaire collectif des campagnes franc-comtoises. Pendant des generations, les parents menacerent les enfants desobeissants de l’arrivee des cosaques. Cette memoire populaire temoigne de la violence de l’episode, qui laissa des traces dans les monuments et lieux de memoire du Doubs.

L’Alliance franco-russe et l’horlogerie bisontine

La seconde moitie du XIXe siecle vit un renversement spectaculaire des relations franco-russes. L’ancien ennemi de 1814 devint l’allie strategique de la France face a l’Allemagne. L’Alliance franco-russe, scellée entre 1891 et 1894, transforma les rapports entre les deux pays et eut des repercussions directes dans le Doubs.

L’Exposition nationale de Besancon en 1893

En 1893, Besancon accueillit une Exposition nationale qui celebra le savoir-faire industriel de la region. L’horlogerie bisontine y occupa une place de choix. Dans un geste diplomatique, des montres de fabrication bisontine furent offertes a des dignitaires russes, symbolisant les liens renouveles entre la France et la Russie.

L’horlogerie constituait alors la principale industrie de Besancon. La ville comptait des centaines d’ateliers et d’usines qui produisaient des montres vendues dans toute l’Europe. La Russie representait un marche important pour les horlogers franc-comtois, et l’Alliance franco-russe facilita les echanges commerciaux.

Les passages de personnalites russes

La gare de Besancon vit passer des personnalites de premier plan. Le prince Alexandre, futur tsar, traversa Besancon en 1848 lors d’un voyage en Europe occidentale. Ces visites, bien que breves, temoignaient de l’interet que la famille imperiale russe portait a cette region ou l’une des leurs — Maria Feodorovna — avait grandi.

L’Alliance franco-russe se manifesta aussi par des ceremonies publiques, des echanges culturels et une russophilie populaire qui contraste avec la memoire traumatique de 1814. Les rues de certaines villes francaises furent rebaptisees en l’honneur du tsar, et la Franche-Comte participa pleinement a cet enthousiasme diplomatique.

Illustration de l'histoire horlogere entre Besancon et la Russie

L’usine Slava a Besancon : l’horlogerie sovietique en terre franc-comtoise

L’episode le plus inattendu des relations entre le Doubs et la Russie se deroula en pleine guerre froide. En 1961, une usine horlogere a capitaux majoritairement sovietiques s’installa a Besancon, capitale francaise de l’horlogerie. Cette entreprise, baptisee Slava (« gloire » en russe), constitua un cas unique de cooperation industrielle entre l’URSS et une ville de province francaise.

Une usine sovietique au coeur de la France

L’usine Slava assemblait et commercialisait des montres equipees de mouvements mecaniques sovietiques fabriques en URSS, principalement des calibres Slava et Raketa. Les cadrans portaient la mention « механизм cccp » (mecanisme URSS), temoignant de l’origine des composants.

La production atteignit des volumes remarquables : entre 280 000 et 300 000 montres par an sortaient de l’usine bisontine. Ces montres etaient vendues en France et en Europe occidentale a des prix competitifs, bien inferieurs a ceux de la concurrence suisse.

L’implantation d’une usine a capitaux sovietiques dans une ville francaise en pleine guerre froide suscita des reactions partagees. Certains y virent une forme de cooperation pacifique ; d’autres s’interrogerent sur les motivations strategiques de l’URSS. L’usine fonctionna neanmoins sans incident notable pendant plus de trois decennies.

La liquidation en 1995

La chute du mur de Berlin en 1989 et la dissolution de l’URSS en 1991 signerent l’arret de mort de l’usine Slava. Privee de ses fournisseurs sovietiques et confrontee a l’effondrement du systeme economique qui la soutenait, l’entreprise fut placee en liquidation en 1995.

La fermeture de Slava mit fin a une aventure industrielle sans equivalent en France. Les montres produites a Besancon avec des mecanismes sovietiques sont aujourd’hui recherchees par les collectionneurs. Elles temoignent d’une epoque ou le rideau de fer n’empechait pas les echanges economiques entre l’Est et l’Ouest, y compris au niveau local.

Pour approfondir l’histoire de l’heritage russe en France, de nombreuses ressources documentent ces echanges meconnus entre les deux pays.

Prisonniers sovietiques dans le Doubs pendant la Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale constitue le chapitre le plus sombre des relations entre le Doubs et la Russie. Apres l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie en juin 1941, des millions de soldats sovietiques furent captures. Une partie d’entre eux fut deportee en France occupee pour servir de main-d’oeuvre forcee.

Le Frontstalag 142 a Besancon

Le Frontstalag 142, installe dans les casernes Vauban de Besancon, accueillit des prisonniers de guerre de differentes nationalites, dont des prisonniers sovietiques. Les conditions de detention etaient particulierement dures pour ces derniers, que l’ideologie nazie considerait comme des « sous-hommes ».

Les prisonniers sovietiques subirent un traitement bien plus brutal que les prisonniers occidentaux. Les rations alimentaires etaient insuffisantes, les soins medicaux quasi inexistants, et le taux de mortalite nettement superieur a celui des autres detenus. Ce traitement differentiel reflétait la politique raciale du IIIe Reich.

Les travailleurs forces de l’Organisation Todt

L’Organisation Todt, responsable des grands travaux du Reich, employa des travailleurs forces sovietiques sur les chantiers de Franche-Comte. Ces hommes, arraches a leur terre natale, travaillerent dans des conditions eprouvantes a la construction de fortifications, de routes et d’infrastructures militaires.

“Ces prisonniers venus de Russie, affames et epuises, travaillaient sous la surveillance de gardes armes. Les habitants ne pouvaient rien faire pour eux, mais certains defiaient les interdits pour leur glisser un morceau de pain.” — Temoignage recueilli dans le Doubs, archives departementales

La presence de prisonniers et de travailleurs forces sovietiques dans le Doubs reste l’un des aspects les moins connus de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale dans le departement. Leurs sepultures, parfois oubliees, meritent d’etre identifiees et entretenues par le Souvenir Francais.

Tableau recapitulatif des liens entre le Doubs et la Russie

PeriodeEvenementFigures clesLieu principal
1776Mariage de Sophie-Dorothee avec le tsarevitch PaulSophie-Dorothee / Maria FeodorovnaMontbeliard
1809-1865Influence de Proudhon sur la pensee russeProudhon, Bakounine, TolstoiBesancon / Paris
1802-1885Rayonnement de Victor Hugo en RussieHugo, Dostoievski, TolstoiBesancon
1813-1814Invasion de la Franche-Comte par l’armee russeTsar Alexandre IerBelfort, Besancon
1891-1914Alliance franco-russe et echanges horlogersHorlogers bisontinsBesancon
1941-1945Prisonniers sovietiques dans le DoubsPrisonniers du Frontstalag 142Besancon
1961-1995Usine Slava a capitaux sovietiquesOuvriers horlogersBesancon

Chronologie des dates cles

DateEvenement
25 octobre 1759Naissance de Sophie-Dorothee de Wurtemberg a Stettin
7 octobre 1776Mariage avec le tsarevitch Paul a Saint-Petersbourg
26 fevrier 1802Naissance de Victor Hugo a Besancon
15 janvier 1809Naissance de Proudhon a Besancon
Janvier 1814Les cosaques traversent la Franche-Comte
24 octobre 1828Mort de Maria Feodorovna a Pavlovsk
1861Proudhon publie La Guerre et la Paix
1869Tolstoi publie Guerre et Paix
1893Exposition nationale de Besancon
1941-1944Prisonniers sovietiques au Frontstalag 142
1961Creation de l’usine Slava a Besancon
1995Liquidation de l’usine Slava

FAQ — Questions frequentes

Quel est le lien entre Montbeliard et la Russie imperiale ?

Sophie-Dorothee de Wurtemberg, elevee a Montbeliard dans le Doubs, epousa le tsarevitch Paul en 1776 et devint l’imperatrice Maria Feodorovna. Elle fut la mere de deux empereurs de Russie : Alexandre Ier et Nicolas Ier. Ce lien dynastique direct entre une ville du Doubs et le trone imperial russe constitue un fait historique unique.

Pourquoi Proudhon est-il celebre en Russie ?

Pierre-Joseph Proudhon, ne a Besancon en 1809, fut l’auteur socialiste le plus traduit en Russie au XIXe siecle. Ses idees ont directement influence Bakounine, qui le frequenta a Paris. Tolstoi et Dostoievski s’inspirerent egalement de ses ecrits dans leurs oeuvres majeures.

Les cosaques sont-ils venus dans le Doubs ?

Oui. En 1814, les armees du tsar Alexandre Ier, incluant des regiments de cosaques, traverserent la Franche-Comte lors de la campagne contre Napoleon. Ils assiegerent Belfort et bloquerent Besancon. Les requisitions et pillages laisserent une memoire durable dans les campagnes du Doubs.

Qu’etait l’usine Slava a Besancon ?

L’usine Slava, creee en 1961 a capitaux majoritairement sovietiques, assemblait et commercialisait des montres russes a Besancon. Elle produisit jusqu’a 300 000 montres par an, equipees de mouvements mecaniques fabriques en URSS. L’usine fut liquidee en 1995 apres la chute du regime sovietique.

Victor Hugo avait-il un lien avec la Russie ?

Ne a Besancon en 1802, Victor Hugo fut parmi les auteurs francais les plus lus en Russie des les annees 1820. Tolstoi et Dostoievski admiraient profondement ses romans. Les editions sovietiques de Hugo se vendirent a des millions d’exemplaires tout au long du XXe siecle.

Y a-t-il eu des prisonniers russes dans le Doubs pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Oui. Le Frontstalag 142 a Besancon et les chantiers de l’Organisation Todt en Franche-Comte employerent des prisonniers de guerre et des travailleurs forces sovietiques. Leurs conditions de detention furent particulierement dures. Le Souvenir Francais du Doubs oeuvre pour preserver la memoire de ces victimes oubliees.

Conclusion

Les liens entre le Doubs et la Russie couvrent sept siecles et embrassent des domaines aussi divers que la dynastie imperiale, la philosophie politique, la litterature, la guerre et l’industrie horlogere. De Sophie-Dorothee de Montbeliard devenue imperatrice a l’usine Slava produisant des montres sovietiques au coeur de Besancon, ces connexions dessinent une histoire commune insoupconnee.

Cette histoire merite d’etre connue et transmise. Elle rappelle que le Doubs, loin d’etre un departement replie sur lui-meme, a toujours entretenu des liens avec les grandes puissances europeennes. Le Souvenir Francais du Doubs s’engage a preserver cette memoire, qu’il s’agisse des batailles oubliees de Franche-Comte ou de ces pages meconnues de l’histoire franco-russe.

Les tombes des prisonniers sovietiques du Frontstalag 142, les montres Slava conservees chez des collectionneurs et le chateau des ducs de Wurtemberg a Montbeliard sont autant de temoins materiels de cette relation singuliere. Les honorer, c’est reconnaitre la profondeur des liens qui unissent le Doubs au reste du monde.